________________ Tapie dans le noir, on ne peut que pleurer.
________________ Penser à toutes ces atrocités finissent par nous dégoûter.
________________ J'ai souvent pleuré pour une cause perdue. Un espoir vaincu.
________________ Trop souvent mes larmes se sont confondues avec mon sang,
________________ Qui chaque soir s'écoulait de ces plaies toutes tracées.
________________ J'ai cru faire bien en avançant l'heure de mon trépas.
________________ Malheureusement, la dose n'a pas été assez suffisante et la mort m'a échappée.
________________ Je ne sais encore si c'est un bien ou un mal.
________________ Qui m'aurait pleurée ? À qui aurai-je manqué ?
________________ Sûrement plusieurs centaines, tout un collège en larme.
________________ Soit disant, touché et horrifié par ma mort;
________________ alors que ce sont eux qui chaque jour persécutent mon âme.
________________ Pourquoi ce verbe conjuguait au présent ?
________________ Même après ne plus m'avoir vue durant une semaine qu'a duré mon hospitalisation,
________________ Ils ont continué. N'ont eu de cesse de me blâmer pour ce que
j'étais, ce que je suis.
________________ Ils ont cru bien faire en rabâchant leur méchanceté.
________________ Mais ils n'ont fait que détruire mon coeur, me détruire moi.
________________ Depuis plus d'un an, dorénavant, il n'y a eu aucun soir où mes yeux ne furent pas gonflés.
________________ Le chagrin, la peine, l'angoisse et la peur comprimant ma poitrine nuit après nuit.
________________ Me rendant insomniaque, donnant à ma vie des hallucinations.
________________ M'obligeant à devenir ;
______________________________ Exclue, incomprise, rejetée et mal-menée...
L'illustration est signée
Victoria Frances.